Similitudes

Pourquoi moi? Pourquoi toi? Pourquoi eux?

11 février 2008

A. M. O. U. R.

A.
Âme soeur. La séparation est une amputation et les retrouvailles une réparation, alors on ose espérer qu'un jour, on aura le droit de ne plus jamais se quitter. Parce que vivre loin d'une partie de soi, c'est mourir un petit peu plus chaque jour.

M.
Meilleure amie. Un mot trop faible, mais une réalité. Un mot faible mais le plus fort que les autres puissent concevoir. Parce qu'ils ne comprendraient pas quelque chose qui les dépasse.

O.
Oubli. Du temps qui passe, des autres, du reste. Oublie. Tout le mal que je te fais, s'il te plaît.

U.
Unique. Unies. Univers.

R.
Rêves. Vivre avec toi, ne jamais te quitter, écrire avec toi, prendre des photos avec toi, rire avec toi, manger avec toi, dormir avec toi, respirer avec toi...

Si tu savais combien je t'aime. L'alphabet tout entier serait insuffisant pour bien l'épeler.

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02 juin 2007

Envolée la lumière, exit le soleil

C’était comme une délivrance. Avoir enfin trouvé cette moitié qu’il nous manquait, à l’une comme à l’autre. Une même âme dans deux corps différents, tu disais. Et maintenant, que dirais-tu ?

Deux âmes sœurs, pour la crédibilité ? Oui, c’est ce que tu dis, en effet. Envolée la lumière, exit le soleil…

À nous deux, nous étions inébranlables. Prêtes à affronter le monde, à lui dire d’aller se faire foutre et à vivre notre vie comme nous l’entendions. À nous deux, nous aurions pu tous les avoir. Leur montrer qu’ils s’étaient tous lamentablement fourvoyés et qu’ils n’avaient plus qu’à nous lécher les pieds. À nous deux, nous aurions pu faire des merveilles.

Nous en avons fait quelques-unes. Mais où sont-elles aujourd’hui ?

Enfouies dans un tiroir.

Nous tentons tant bien que mal d’en créer de nouvelles mais il faut croire que la magie s’érode tout aussi sûrement que les montagnes. Envolée la lumière, exit le soleil…

Je sais que si je te disais tout cela tu m’en voudrais. Tu serais blessée à mort, comme tu le dis si bien. C’est pourquoi je ne le fais pas. Je me donne juste l’impression de le faire.

Pourtant, ce n’est que la vérité. Ma vérité. Les blessures ne sont mortelles que si elles véhiculent leur venin. Je n’ai aucun venin à cracher. Seulement de la douleur à hurler.

Si seulement j’avais le cran de hurler tout ce qui se trame en moi, toute cette pourriture, toute cette moisissure… Si seulement… Tout serait tellement plus simple. Je ne m’encombrerais pas de tout ça. Je profiterais simplement de tout ce que j’ai la chance d’avoir.

Mais tu m’en empêches. Tu te défends d’exercer sur moi une quelconque censure, mais malgré toi tu m’as mis cette muselière qu’il m’est impossible d’enlever. Tu es la seule à en être capable, à toi de faire le premier pas…

Mais le feras-tu un jour ?

Le feras-tu avant que la lumière s’envole et que le soleil s’en aille ?

Posté par Similitude à 12:15 - Nous - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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